Mauvaise soirée
>> 05 août 2010
Juin 2010
Il n'y a pas d'autres mots. Cela arrive, hélas. Il y a un an cela aurait certainement pu nous dégouter à jamais des clubs, mais aujourd'hui nous avons assez de recul et d'expérience pour analyser ce qui s'est passé et résumer cette soirée ainsi : finalement, nous n'avons vraiment pas eu de chance.
Il n'y a pas d'autres mots. Cela arrive, hélas. Il y a un an cela aurait certainement pu nous dégouter à jamais des clubs, mais aujourd'hui nous avons assez de recul et d'expérience pour analyser ce qui s'est passé et résumer cette soirée ainsi : finalement, nous n'avons vraiment pas eu de chance.
Que s'est-il donc passé ?
Tout avait pourtant bien commencé. Cela faisait trois semaines que l'on avait bloqué ce vendredi soir et cela faisait trois mois que l'on était pas sortis en club. Autant dire que l'on était d'excellente humeur, ravis de reprendre la voiture vers le Fun4Two. C'était soirée trio - les couples peuvent venir accompagnés d'un homme - et l'on espérait pouvoir réaliser ce fameux HHF dont je fantasmais depuis plus d'un an
Tout deux longuement préparés dans la salle de bain, nous arrivons au club le sourire aux lèvres. Nous passons le portail du parking et admirons le jardin tout en fleurs. Nous passons alors dans l'allée couverte menant au parking et là, première déception. Seulement dix voitures sont garées. Certes, il est 21h10, le club vient juste d'ouvrir, mais d'habitude à cette heure là, le parking est déjà à moitié plein. Nous estimons qu'un vendredi soir les gens doivent venir plus tard, et puis il y a le foot à la TV alors les gens doivent retarder leur départ... Peu importe, nous prenons alors l'allée vers l'entrée, appréciant le jardin de toute splendeur en cette fin de printemps. La piscine hélas n'est pas ouverte, il fait un peu trop frais, vivement cet été...
A l'accueil nous sommes les seuls dans le sas, nous payons et montons rapidement au vestiaire. La vue de notre numéro de clef confirme nos craintes, nous sommes vraiment parmi les premiers. Nous descendons au bar où une dizaine de couple sont présents. D'autres sont au restaurant, presque vide, qui pourtant à une heure pareille est toujours rempli. Le premier trio que nous voyons est un homme chauve et deux femmes. Buvant notre verre dans le coin du bar , nous observons les gens autour de nous et les couples entrants. Nous prenons peur. Personne dans notre tranche d'âge et du coup assez peu de personnes nous plaisant. La moyenne d'âge doit être au dessus de 50ans et elle descendra hélas assez peu durant la soirée... Nous nous souvenons alors de notre dernière soirée trio au Fun, il y a plus d'un an, et nous rappelons avec angoisse à quel point elle avait été décevante. Mais nous ne sommes pas encore trop inquiets, la soirée ne fait que commencer, on rencontrera bien des gens ce soir...
Au restaurant nous cherchons en vain une table où s'asseoir espérant forcer le destin, mais nous nous installons finalement seuls, laissant les deux autres places libres afin d'offrir la possibilité à un couple de s'installer avec nous. Nous dégustons nos plats tout en observant discrètement les couples au buffet. Quelques couples pourraient peut être nous plaire, beaucoup ne sont vraiment pas à notre goût, mais personne ne s'installe à nos cotés. Faisons nous peur ? Nous sommes définitivement les plus jeunes de la soirée, mais je ne pense pas que nous ayons l'air si farouche que ça. Tant pis, on profite à deux des mets dans nos assiettes en se remémorant mutuellement d'autres soirées aux débuts difficiles. Il n'y a pas de raison, l'on va bien s'amuser ce soir, pensons nous...
Sur la piste de danse, rien ne s'améliore. On se fait timide et perdons de plus en plus d'assurance. Finalement je croise le regard d'un homme agréablement accompagné. Il me sourit, et je lui répond en essayant de ne pas fuir du regard. Quelques secondes plus tard, un second contact visuel, et c'est lui qui nous aborde pour se présenter, nous sommes ravis. J'ai l'impression qu'enfin la soirée va pouvoir commencer, mais après une longue discussion sympathique tous les quatre, il me semble que la collègue de cet homme n'est pas intéressée à monter avec nous, elle vient pour la première fois... Par contre son accompagnateur nous reverrait avec plaisir "à trois". Malgré quelques contacts physiques fugaces et très excitants, nous monterons chacun de notre coté, déçus.
A l'étage, nous ne sommes pas dans notre assiette. Les couples s'installant autour de nous nous font fuir, dans la pénombre d'un coin câlin où nous tentons un rapprochement je me rend alors compte de l'âge des participants et préfère m'éclipser... Dans un couloir un homme me caresse sans laisser Kees toucher à sa femme... Au secours !
Le Spa ne sera pas non plus notre sauveur. Le jacuzzy est presque vide et attristée par la tournure de la soirée je n'ai pas envie de faire d'effort. Derrière nous un couple et un homme disparaissent dans un couloir que je pensais cul de sac, intrigués, nous les suivons. C'est ainsi qu'après deux ans de fréquentation du Fun4Two nous découvrons le Hammam. Nous nous allongeons sur le coté, entendant ce trio soupirer de plaisir, mais nous ne sommes pas d'humeur à nous mêler aux jeux, et ils veulent sûrement rester entre eux. Je suis triste, furieuse, quelle soirée râtée, ça m'apprendra à sortir avec des attentes particulières.
Malgré tout nous tentons encore un petit tour au mini-Amsterdam et dans le grenier sans succès. Curieuse de savoir ce qu'il se trame dans la "black room", j'entraine Kees timidement près de l'entrée pour tenter d'apercevoir ce qu'il s'y passe. L'endroit portant bien son nom, on ne voit presque rien. La faible lumière venant de la réflexion d'étoiles fluorescentes au plafond me permet de distinguer plusieurs crânes d'hommes. Cinq en cercle à droite, et deux autour d'un corps à priori féminin au fond à gauche. J'entends deux femmes. Mon cœur bats à 100 à l'heure : un gang bang ! Je n'ose pas m'y aventurer, mais je m'imprègne de cette atmosphère si particulière les yeux grands ouverts tentant de voir plus de détails. Soudain, je croise un regard, quelqu'un vient de m'entendre respirer derrière et s'est retourné. Je fais un pas en arrière, agrippe le poignet de Kees qui m'attend sagement derrière moi, et finalement sort de la pièce paniquée en lui écrasant les pieds...
Nous décidons de nous enfermer à deux dans un coin câlins. Je ferme la porte à clef, ferme les rideaux. Nous n'avions jamais fais ça au club auparavant, mais je veux pouvoir être tranquille et me laisser aller dans les bras de mon amoureux, pour nous consoler de cette soirée. Hélas, nous ne tiendrons pas plus de 10mn. Décidément pas dans l'humeur pour câliner, nous revenons au vestiaire pour quitter le club, plus déçus que jamais...
Le retour en voiture sera silencieux. Plus jamais de soirée trio ! ... Des connaissances du Fun nous dirons plus tard qu'ils aurait pu nous prévenir, c'est une constante cette moyenne d'âge lors des soirées trio... L'euphorie habituelle qui suit une soirée au Fun n'est pas présente. Mais nous relativisons. C'est là que je réalise que malgré ces déboires nous nous en sortons bien. Ce soir, nous n'avons vraiment pas eu de chance, notre bonne humeur en a pris un coup, mais nous avons encore appris sur nous, sur le libertinage, une piqûre de rappel que dans ce monde il faut savoir rester humble et que jamais rien n'est gagné d'avance...
A l'étage, nous ne sommes pas dans notre assiette. Les couples s'installant autour de nous nous font fuir, dans la pénombre d'un coin câlin où nous tentons un rapprochement je me rend alors compte de l'âge des participants et préfère m'éclipser... Dans un couloir un homme me caresse sans laisser Kees toucher à sa femme... Au secours !
Le Spa ne sera pas non plus notre sauveur. Le jacuzzy est presque vide et attristée par la tournure de la soirée je n'ai pas envie de faire d'effort. Derrière nous un couple et un homme disparaissent dans un couloir que je pensais cul de sac, intrigués, nous les suivons. C'est ainsi qu'après deux ans de fréquentation du Fun4Two nous découvrons le Hammam. Nous nous allongeons sur le coté, entendant ce trio soupirer de plaisir, mais nous ne sommes pas d'humeur à nous mêler aux jeux, et ils veulent sûrement rester entre eux. Je suis triste, furieuse, quelle soirée râtée, ça m'apprendra à sortir avec des attentes particulières.
Malgré tout nous tentons encore un petit tour au mini-Amsterdam et dans le grenier sans succès. Curieuse de savoir ce qu'il se trame dans la "black room", j'entraine Kees timidement près de l'entrée pour tenter d'apercevoir ce qu'il s'y passe. L'endroit portant bien son nom, on ne voit presque rien. La faible lumière venant de la réflexion d'étoiles fluorescentes au plafond me permet de distinguer plusieurs crânes d'hommes. Cinq en cercle à droite, et deux autour d'un corps à priori féminin au fond à gauche. J'entends deux femmes. Mon cœur bats à 100 à l'heure : un gang bang ! Je n'ose pas m'y aventurer, mais je m'imprègne de cette atmosphère si particulière les yeux grands ouverts tentant de voir plus de détails. Soudain, je croise un regard, quelqu'un vient de m'entendre respirer derrière et s'est retourné. Je fais un pas en arrière, agrippe le poignet de Kees qui m'attend sagement derrière moi, et finalement sort de la pièce paniquée en lui écrasant les pieds...
Nous décidons de nous enfermer à deux dans un coin câlins. Je ferme la porte à clef, ferme les rideaux. Nous n'avions jamais fais ça au club auparavant, mais je veux pouvoir être tranquille et me laisser aller dans les bras de mon amoureux, pour nous consoler de cette soirée. Hélas, nous ne tiendrons pas plus de 10mn. Décidément pas dans l'humeur pour câliner, nous revenons au vestiaire pour quitter le club, plus déçus que jamais...
Le retour en voiture sera silencieux. Plus jamais de soirée trio ! ... Des connaissances du Fun nous dirons plus tard qu'ils aurait pu nous prévenir, c'est une constante cette moyenne d'âge lors des soirées trio... L'euphorie habituelle qui suit une soirée au Fun n'est pas présente. Mais nous relativisons. C'est là que je réalise que malgré ces déboires nous nous en sortons bien. Ce soir, nous n'avons vraiment pas eu de chance, notre bonne humeur en a pris un coup, mais nous avons encore appris sur nous, sur le libertinage, une piqûre de rappel que dans ce monde il faut savoir rester humble et que jamais rien n'est gagné d'avance...



2 commentaires:
Quel dommage que vous n'ayez pas eu l'occasion de vous renseigner sur l'ambiance des soirées trios du Fun avant d'y aller, vos amis auraient pu vous guider...
Même si tu le dis en conclusion, jamais rien n'est gagné d'avance...
Et oui... Un peu dommage, mais une soirée finalement pleine d'enseignement. Mais bon c'est ça aussi les sorties, des moments inoubliables et d'autres qu'on préférait oublier ;).
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