Congés maladie
>> 17 novembre 2009
Voilà :"Il fallait bien que ça arrive" diront certains.
"C'est la juste punition pour tous ces péchés" diront d'autres.
"C'est pas de chance", conclurons nous finalement...
Une semaine plus tard après notre dernière visite au Fun, Kees et moi sentirent les premiers désagréments. Au bout de quelques jours, situation intenable pour mon homme, les symptômes sont évidents, nous courons chez le docteur pour faire un test.
Superbe idée ça, aller chez son médecin traitant pour parler libertinage et MST. Heureusement qu'il s'agit d'un médecin provisoire en attendant notre futur déménagement... pourvu qu'elle ne transfert pas le dossier ! Oui, bien sûr, ce sont des professionnels, qui ne doivent pas juger, mais cela reste des êtres humains, et je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer son regard interloqué lors de nos explications. Enfin, notre médecin ne nous croyait pas vraiment lorsqu'on disait qu'il n'y avait eu aucune pénétration non protégée. Pour elle, la probabilité de transmission via des pratiques orales est bien trop faible. Nous pensions aussi et pourtant, nous avons pourtant la preuve qu'elle existe...
Une semaine plus tard, le verdict est confirmé : une sale bactérie qui heureusement se soigne d'un coup d'antibiotique. Cela ayant été pris à temps, pas de risque de complications, ouf. Des tests trois et six mois plus tard nous rassurèrent sur le reste, fort heureusement. Mais cette aventure nous marque.
Bien qu'en l'espace de deux semaines, tout soit réglé, autant dire que cela a grandement refroidit nos ardeurs. Nous avions prévu de nous faire testés régulièrement (et l'avions déjà fais en Octobre), mais là, fini les calculs statistiques. Ce risque dont nous étions conscients mais que nous pensions minime nous est envoyé en pleine face. Il est réel, et même plus dangereux que prévu. Que faire donc ? Plus jamais de pipe sans condom ? Plus jamais de cuni sans carré de latex ? Des gants en plastiques pour caresser l'autre partenaire ? Moins érotique, c'est difficile... Comment profiter à nouveau de ces pratiques hors-couple ?
Incapables de faire un choix, nous décidons plus ou moins consciemment d'arrêter nos coquineries quelques mois, ou peut-être à jamais. Nous n'avons plus envie, et nous ne voulons pas faire risquer nos autres partenaires quoi que ce soit.
La question restant en suspens est ce "comment ?". Comment-est-ce arrivé exactement ? Quel couple était le responsable, ou quel homme ? Comment les prévenir ?
Sur Internet, la question des préliminaires sans latex divise, quel clan allions nous choisir ? Et si l'abstinence était la solution ? ...
5 commentaires:
"C'est pas de chance" est aussi ce qui me vient à l'esprit!
Pour nous des préliminaires avec latex ne nous attirent pas vraiment non plus et..so far..so good!
Mais je suppose qu'on ne peut pas être totalement à l'abri dès lors qu'on s'adonne à cette vie de débauche!
En tout cas merci d'en parler Mel'Ody car il faut bien dire aux lecteurs que le libertinage ça peut aussi être cela!
Si j'ai bien compris, cette mésaventure vous est arrivée il y a un certain temps, donc ou en êtes vous par rapport à ce sujet maintenant?
Effectivement, comme une épée de Damoclès suspendu au dessus de nous.
La plupart des activités comportent une part de risque (traverser une rue, faire une balade à vélo, etc.) et nous acceptons ce risque calculé parce que nous voulons vivre et pas nous calfeutrer.
Mais sait-on vraiment calculer ce risque ? Comment le réduire ?
(Et, quand on est infidèle comme moi, que penser de ce risque que l'on prend seul mais qui implique aussi notre partenaire légitime ?)
Aïe aïe aïe !
Pas grand chose a ajouter a ce qu'a dit CUI.
Aie aie aie ...
Mais quelques risques me semblent necessaires pour vivre un peu.
Je reprends cette phrase de CUI " nous acceptons ce risque calculé parce que nous voulons vivre et pas nous calfeutrer ".
Même si étant seule je me pose moins d'états d'âme ( je prends mes risques pour moi, et moi seule ).
Mais est-ce que je changerai de comportement le jour où je serai officiellement en couple ?
Je verrai bien... en attendant je vis, c'est tout.
Et au moindre doute je n'attends pas : médecin direct ( 4 fois en un an, 4 fois pour strictement rien, juste me rassurer).
@Ella: Et oui, le libertinage, c'est aussi ça ! On fait l'aveugle, on a beau dire que l'on sait, mais quand on est confronté au problème, c'est déroutant. Maintenant, nous sommes de retour avec les même précautions qu'auparavant. Nous continuons les tests régulièrement, nous faisons attention au choix de nos partenaires, et voilà... Vivre est mortel !
@Palaume: Et oui je sais je suis la reine du suspens ;-) ! C'est pas comme si on avait ouvert le blog en août hein ihi !
@Cui: Et oui, il faut vivre malgré tout. Dans ton cas c'est encore plus délicat... Dur les choix :(.
@X-Addict: C'est finalement la conclusion à laquelle nous sommes arrivés de notre coté. Après tout, rentrer en voiture, crevés, à 5h du mat' n'est-ce finalement pas plus risqué ?
@MissDactari: Si jamais tu es en couple, tu seras peut-être avec un libertin alors ;-).
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